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19/01/2026
Marchés Financiers

Le point sur les marchés financiers janvier 2026

2025 : résilience économique et performances au rendez-vous pour les fonds Amundi

Pour la troisième année consécutive, plus de 70 % des classes d’actifs(1) terminent l’année en territoire positif. Dans cet environnement porteur, les fonds gérés par Amundi affichent de belles progressions avec de nombreux fonds positionnés en haut du classement(2) au sein de leur catégorie.

Ces résultats sont d’autant plus remarquables que l’année 2025 a été marquée par les vagues de hausse importantes des droits de douane instaurées par Donald Trump dès le début de son mandat, qui auraient pu peser fortement sur la croissance mondiale. Celle-ci s’est finalement montrée résiliente et l’inflation a même continué de baisser, permettant aux grandes banques centrales de maintenir des conditions financières accommodantes. Par ailleurs, les plans de relance engagés en Allemagne ainsi que l’augmentation des dépenses de défense ont également contribué à soutenir les marchés financiers.

(1) Source : Amundi Investment Institute, Bloomberg au 31 décembre 2025, sur 30 classes d’actifs.
(2) Classement Six Europerformance au 31 décembre 2025.

2025 : des performances robustes sur la plupart des classes d’actifs

Bilan 2025 et perspectives 2026 sur les marchés financiers

Politiques monétaires : poursuite de la détente

En 2025, les marchés monétaires ont bénéficié de taux directeurs maintenus à des niveaux élevés par la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed), soutenant des rendements attractifs, avant une normalisation progressive attendue à mesure que les politiques monétaires s’assouplissent.

Perspectives monétaires pour 2026 : une détente monétaire en phase de normalisation

En 2026, la baisse des taux des banques centrales devrait se traduire par une diminution des rendements attendus sur les placements monétaires, ce qui devrait favoriser les placements obligataires court terme.

Courant 2026, si les perspectives de croissance s’améliorent, notamment sous l’effet des relances budgétaires et monétaires, les marchés pourraient commencer à intégrer l’hypothèse de possibles hausses de taux de la part des grandes banques centrales intervenant à partir de 2027.

Marchés obligataires : des courbes de taux toujours plus pentues

Les maturités courtes ont réagi aux anticipations de baisses de taux de la BCE et de la Fed, tandis que les segments longs ont été sensibles aux débats sur les plans de dépenses publics et aux interrogations ponctuelles sur l’indépendance de la Fed.
En conséquence, les courbes de taux se sont « pentifiées » tant en zone euro qu’aux États-Unis.

Une année contrastée mais globalement favorable aux obligations

L’année 2025 a également été marquée par une divergence notable entre les taux longs américains et allemands : le taux à 10 ans allemand a progressé de 50 points de base, alors que le taux 10 ans américain a baissé de 40 points de base, réduisant ainsi l’écart de taux entre les deux zones de 90 points de base. Le taux à 10 ans allemand a fortement augmenté à la suite de l’annonce du plan de relance par le chancelier début mars (+50 points de base). Les annonces de tarifs douaniers lors du « Liberation Day » début avril ont ensuite de nouveau secoué les marchés, avant un apaisement progressif de la volatilité des taux par la suite. De son côté, le taux à 10 ans américain a bénéficié des perspectives de baisse de taux de la Fed. La performance des obligations d’État américaines ressort ainsi à +6,3 % sur l’année (indice Bloomberg US Treasury), contre -1,6 % pour les obligations d’État allemandes (indice Bloomberg German Goverment Bonds), et +0,6 % pour l’ensemble des obligations d’État de la zone euro (indice Bloomberg EU Government Bonds).

Les performances ont toutefois été très hétérogènes d’un pays à l’autre au sein de la zone euro. Le resserrement des écarts de rendement a favorisé l’Italie et l’Espagne avec des performances respectives de +3,2 % et +1,6 %. A l’inverse, l’écart entre l’OAT et le Bund s’est creusé en raison des incertitudes politiques et budgétaires en France, pour atteindre 70 points de base sur la maturité 10 ans. Les titres d’État français affichent néanmoins une performance de +0,2 % sur l’année 2025.

Le crédit euro a fait preuve d’une grande résilience. Les spreads sont restés globalement orientés à la baisse, malgré quelques épisodes d’élargissement lors des phases d’aversion au risque. Le marché primaire a été très actif, notamment après l’été, avec des émissions largement absorbées grâce à une demande soutenue. Le marché du crédit a également été soutenu par les fondamentaux solides des entreprises. Les obligations sur les émetteurs de qualité « Investment Grade » (IG) enregistrent ainsi une performance de 3,0 % sur l’année (indice ICE BofA Euro Corporate), tant que les obligations à « haut rendement » (High Yield) affichent une performance de 5,1 % (indice ICE BofA Euro High Yield).

Perspectives des marchés obligataires pour 2026 : maturités courtes et crédit

Dans ce contexte de baisse des taux, nous maintenons un positionnement en faveur de la pentification des courbes de taux, en privilégiant les maturités courtes qui devraient bénéficier directement de ces baisses. Cette conviction est renforcée par l’incertitude liée aux financements des déficits publics, susceptibles de limiter la baisse des taux longs et de les maintenir proches des niveaux actuels.

Un environnement caractérisé par l’absence de récession, une inflation maitrisée et des politiques monétaires accommodantes est favorable aux obligations d’émetteurs privés. Les fondamentaux des entreprises demeurent solides et la demande des investisseurs à la recherche de rendement devrait rester soutenue. Outre la diversification, ces obligations offrent un surcroît de rendement par rapport aux obligations d’État qu’il conviendra de capter.

Néanmoins, les risques géopolitiques resteront susceptibles de générer de la volatilité sur les marchés obligataires comme actions tout au long de l’année, compte tenu de la multiplicité des foyers de tension (Groenland, Taiwan, Ukraine…). Le changement de présidence à la tête de la Fed pourrait également modifier les anticipations de marché sur les taux américains, notamment si l’indépendance de l’institution venait à être remise en question. Enfin, une attention particulière devra être portée aux élections de mi-mandat aux États-Unis qui se dérouleront en fin d’année.

Marchés actions : un contexte mondial heurté mais favorable

Progression des bourses mondiales en 2025

En 2025, les marchés actions ont alterné phases de forte dispersion régionale et rotations sectorielles marquées. La première partie de l’année a été marquée par des prises de bénéfices sur les valeurs américaines, notamment technologiques. L’annonce des droits de douane au printemps a provoqué une correction soudaine suivie d’un rebond à la faveur de la trêve commerciale annoncée en mai.
 
L’Europe a bénéficié d’un repositionnement des flux et d’une revalorisation relative, tandis que les marchés émergents ont surperformé, bénéficiant de ce repositionnement des flux et d’un dollar plus faible.

Les accords commerciaux bilatéraux conclus entre les États-Unis et ses principaux partenaires économiques en mai et en juin ont permis un rebond des marchés. L’été a confirmé cette dynamique de reprise, avec une nette amélioration du sentiment en juillet et août, portée par des données macro-économiques favorables, par la normalisation des flux et par un regain d’intérêt pour les valeurs cycliques et liées aux infrastructures. À la rentrée, l’Europe a continué de bénéficier du repositionnement des investisseurs et des perspectives de plans d’investissement. La fin d’année a été constructive, portée par l’assouplissement monétaire et par la confirmation d’une croissance modérée mais soutenue.

Sur l’ensemble de l’année, les marchés actions affichent ainsi des performances robustes. Les marchés développés progressent de +21,09 % en 2025 selon l’indice actions monde MSCI World (en dollars), ce qui se traduit par une performance de +6,77 % pour un investisseur européen (indice MSCI World en euros) en raison de la baisse marquée du dollar. L’indice large des actions américaines S&P 500 affiche une performance de +17,88 % (en dollars), celui des actions européennes DJ Euro Stoxx 50 de +21,20 % (en euros) et celui des actions japonaises TOPIX de +24,98 % (en yens). La performance des marchés émergents reflétée par l’indice MSCI Emerging Markets est quant à elle de +33,03 % (en dollars).

Disparités sectorielles fortes

Parmi les grandes tendances, les valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle ont largement profité de l’augmentation frénétique des investissements. Les valeurs industrielles ont également enregistré de solides performances, stimulées par une forte demande dans des secteurs tels que l’aéronautique, l’électrification ou la défense. Les valeurs financières ont aussi nettement progressé bénéficiant de valorisations raisonnables, d’un environnement de taux favorable, de résultats solides et d’un retour significatif à l’actionnaire via dividendes et rachats d’actions. Les secteurs plus domestiques et défensifs tels les services aux collectivités ou les télécommunications ont joué un rôle de refuge lors des épisodes de tension. A contrario, les secteurs liés au commerce international, comme le luxe ou la chimie, ont affiché des performances décevantes. D’autres secteurs ont souffert de problématiques spécifiques, à l’image du secteur automobile pénalisé à la fois par les droits de douane, la faiblesse de la demande et les pressions sur les marges liées à l’électrification, ou encore le secteur des médias, dont une partie des revenus est perçue comme menacée par le développement de l’intelligence artificielle.

Perspectives des marchés actions pour 2026 : opportunités et vigilance

Malgré les incertitudes et les risques (guerre commerciale, déficits budgétaires excessifs, valorisation des entreprises liées à l’IA et contexte géopolitique tendu), nous abordons l’année 2026 avec vigilance mais de manière constructive. Les marchés devraient être soutenus par des bénéfices d’entreprises bien orientés, une guerre commerciale moins exacerbée et des politiques monétaires plus favorables permettant à la croissance mondiale de demeurer résiliente. En Europe, les moteurs domestiques restent solides avec une progression du pouvoir d’achat et une stabilisation du taux d’épargne, deux facteurs favorables à la consommation. A cela s’ajoutent la reprise des investissements, portée par le plan de relance allemand et plus largement par l’augmentation des dépenses de défense. Aux États-Unis, l’activité devrait repartir plus franchement, soutenue par une politique budgétaire favorable et dans une moindre mesure, par la politique monétaire. En Chine, malgré des déséquilibres persistants, notamment une consommation des ménages encore insuffisante, les dirigeants chinois ont réitéré leur volonté de soutenir la consommation domestique par des mesures de soutien en 2026. Plus globalement, l’ensemble des grandes économies mondiales devraient bénéficier des thématiques d’investissement de long terme que sont les infrastructures, l’électrification, la défense et l’intelligence artificielle. Après la forte hausse des marchés en 2025 et des performances relativement corrélées au sein des secteurs et des thématiques, la diversification et la sélection rigoureuse des titres seront des éléments essentiels de la performance en 2026.