Baromètre 2020 de l’actionnariat salarié : succès du dispositif notamment chez les ETI

Mardi 21 juillet 2020

Actionnariat salarié

Le nouvel environnement règlementaire lié à la loi Pacte, combiné à une prise de conscience des nombreux avantages issus de l’association des salariés à la performance économique de leur entreprise, semble avoir encouragé nombre de celles-ci à ouvrir leur capital à leurs salariés.

En analysant près de 200 opérations d’Actionnariat Salarié collectives (augmentation de capital et cession de titres) réalisées sur les 7 dernières années (de 2013 à 2019) par près d’une soixantaine d’entreprises françaises de tailles et de capitalisations différentes et déployées dans 120 pays, le Baromètre 2020 d’Amundi confirme le succès de l’Actionnariat Salarié et met en évidence plusieurs tendances :

-       L’Actionnariat Salarié séduit davantage en 2019 (+24%) y compris chez les ETI : 41 opérations ont été réalisées en 2019 pour 37 émetteurs contre 33 opérations en 2018. Les opérations d’actionnariat salarié ont également été davantage suivies en 2019 (taux de souscription moyen de 41 %) qu’en 2018 (37 %), avec des montants moyens légèrement plus faibles qu’en 2018 (4089 euros en 2019 contre 4203 euros en 2018).

12% de ces entreprises ont proposé chaque année à leurs salariés de souscrire à leurs actions au travers d’un Plan d’actionnariat et 43% l’on fait tous les 2 ans. Si 2019 confirme la progression du nombre d’opérations d’actionnariat salarié, elle révèle que ces opérations, historiquement mises en place au sein des grandes entreprises (GE)1, séduisent désormais les entreprises de taille intermédiaire (ETI)1 cotées et non-cotées, dont le nombre d’Operations a été multiplié par 2 entre 2018 et 2019.

-       La décote et l’abondement restent des bonnes pratiques largement répandues : En 2019, 59 % des entreprises ont proposé une décote d’au moins 20 % à leurs salariés pour l’achat d’actions. Seulement 20 % d’entre elles n’offraient aucune décote mais ont compensé le plus souvent via un abondement fort (avec souvent une tranche d’au moins 100 % du montant souscrit).

-       La France, 1er pays européen de l’actionnariat salarié en volume : En Europe2, près de 9 grandes entreprises (GE) sur 10 (89 %) ont un plan d’actionnariat salarié et en lancent un tous les 3 ans. A fin 2019, plus de 7,2 millions de salariés actionnaires, détenaient près de 400 milliards d’euros au travers de l’actionnariat salarié. La France reste le 1er pays européen par le montant total du capital détenu par les salariés (près de 110 milliards d’euros) mais aussi par le nombre d’actionnaires salariés (près de 3 millions, soit 40 % des salariés actionnaires en Europe).

-       L’Actionnariat Salarié, un des modes d’épargne préféré des français : Le montant moyen souscrit par les salariés ayant accès à de l’actionnariat salarié en France en 2019 représente 11,6 % du salaire brut3, soit une grande partie du taux d’épargne des ménages en France (14,2 % selon l’INSEE). De plus, les Français conservent en moyenne les avoirs 13 ans, bien au-delà de la période des 5 années de blocage, ce qui fait de l’actionnariat salarié l’un des modes d’épargne privilégiés des Français et bénéficie aussi aux entreprises qui profitent d’une stabilisation de leur actionnariat. Entre 2013 et 2019, 8 millions de salariés se sont vus proposer un plan d’actionnariat salarié par leur entreprise : 40% d’entre eux y ont souscrit.

Malgré le contexte particulier de ce début d’année, 90% des entreprises clientes d’Amundi ont maintenu leur opération d’actionnariat salarié en 2020 et ont rencontré un grand succès en termes de participation, gage de la pertinence de ce dispositif.

N°1 de l’Actionnariat Salarié en France, Amundi représente plus de 65,5% de part de marché et 35,9 milliards d’euros sous gestion (Chiffres AFG au 31 décembre 2019).

Télécharger le baromètre 2020 

1 GE – Grandes Entreprises : entreprise qui vérifie au moins une des deux conditions suivantes : 1) avoir au moins 5000 salariés;

2) avoir plus de 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de 2 milliards d'euros de total de bilan et ETI – entreprise de taille intermédiaire : entreprises ayant entre 250 et 4999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros2

Données EFES, Survey 2019 : ce recensement est basé sur une base de données de grandes entreprises cotées européennes (2 406 entreprises, soit 25% de toutes les entreprises cotées, 99% de la capitalisation totale et 95% en termes d'emploi) et de grandes entreprises non-cotées (338 entreprises). France : 377 grandes entreprises dont 116 non cotées.

Salaire brut moyen dans le secteur privé : 36 000 € brut/an soit 3 000€ brut/mois (Données DARES juillet 2018)